Je vis dans une tempête sans fin. Comme vous le découvrirez à la lecture des différents billets. Que malgré que j’adore et que j’ai longuement étudié la langue française. Encore plus, les efforts de relectures que je consacre à mes textes et l’assistance des outils de correction orthographique et grammaticale. La résultante de mes rédactions n’est, et ne sera jamais représentative de l’énergie que j’y consacré.
Beaucoup d’entre vous, beaucoup de professeurs me l’ont dit. C’est parce que j’utilise une mauvaise méthode de travail que je ne consacre pas les efforts nécessaires à atteindre la qualité demandée.
Mais, j’ai cru longtemps que tous avaient raison. Mais, j’aurais une petite question pour vous.
· Est-ce qu’un aveugle peut voir ?
· Est-ce qu’un sourd de naissance peut entendre ?
· Est-ce qu’un paraplégique peut marcher sans aide ?
À la base de cette petite réflexion, je pense que vous comprenez que ce n’était pas une question de mauvaise méthode de travail, d’intelligences, de concentration, d’effort, etc.
Pourtant, c’est ce que j’ai trop souvent attendu dans ma vie. Malgré, cette tempête, j’avais la chance d’avoir une mère qui croyait en moi, qui a su m’inculquer un courage de toujours continuer. De recommencer, 100 fois, 200 fois, mille fois et plus si nécessaire.
Mais, imaginez un petit garçon, le petit garçon que j’étais. Quand on m’expliquait quelque chose, dans ma tête, j’arrivais à comprendre beaucoup de choses. Mais, lorsque, j’essaie de les expliquer aux autres, rien n’y faisait. Tout sortait croche. Comme, s’il y n’avait pas eu le bon traducteur. Comme si je pensais en français et que je parlais en chinois.
Tout pour aider, j’étais donc le petit frère d’une jolie blonde, première de classe. Le genre de fille que tout lui réussit avec un effort normal. Donc, la comparaison était facile et rapide. Je n’étais donc le petit frère pas intelligent.
Comme je ne fonctionnais pas selon leur standard. Il était facile de ranger dans le groupe de gens qui avait un problème. Afin de prouver leur dire, ils m’ont fait passer une série de tests, de l’audition en passant par la vue, tous les tests classiques des écoles qui cherchent à démontrer le verdict initial.
Les résultats, cette fois-ci, étaient pour eux, un peu surprenant! Mais, surtout ils confirmaient leur verdict initial, j’étais un paresseux qui ne voulait pas faire d’efforts.
Peut-être que j’étais paresseux, peut-être que je manquais de motivation ..! Mais, quant à ses yeux, on travaille fort, on m’est les efforts très importants que les autres ! Beaucoup de gens auraient démissionné !
Pourtant, malgré toutes les bonnes raisons, et aussi peut-être, un peu les mauvaises ,J’AI CONTINUÉ. Heureusement, j’ai une mère qui croit en moi. Une mère qui m’a toujours aidé à continuer !
Continuer n’est et n’était pas facile. Car, à chaque fois que je voulais aller plus loin. Il y avait quelque de bien intelligent, de bien intentionnée pour m’arrêter ou me dire que c’était inutile, je ne réussirais pas. Vous l’imaginez bien, si je suis en train d’écrire c’est ligne, c’est que je n’ai jamais écouté leur dire et j’ai continué !
Pour ceux d’entre vous, qui m’ont rencontré en personne, vous aurez peut-être de la difficulté à imaginer. Mais, je suis bègue. J’avoue, je l’ai amélioré de beaucoup. Car, à l’époque, je souffrais de bégaiement sévère.
Pour en faire une histoire courte, beaucoup d’orthophonistes vous diront que généralement, il existe trois sources qui sont en causent dans le bégaiement.
· Un problème au niveau des voies respiratoires, le flux d’air qui circule mal.
· Un problème nerveux, un choque émotif qui provoque ou es su à l’origine.
· Et le dernier, la Dyslexie, Dysorthographie, Dysphasie ou autres troubles d’apprentissage.
Roulement de tambours, moi, qui était l’enfant pas intelligent, l’enfant paresseux, l’enfant qui n’avait pas de bonnes méthodes de travail.
Je vais vous laisser encore un peu languir. Je vais revoir avec vous chacune des causes. En posant un regarde, mon regard.
Commençons par les problèmes du flux d’airs. Ceux qui avaient choisi, cette option, vous pouvez retourner chez vous. Je n’ai jamais eu ce problème. Même si, c’est l’une des causes les plus importantes du problème de bégaiements.
La nervosité, je suis un tempérant nerveux de nature, encore plus quand j’étais jeune avec le manque de confiance en moi. Mais, encore là, si vous avez choisi cette option, allez directement en prison sans réclamer votre paie. Quand, je suis nerveux, il m’arrive de bégayer un peu plus. Mais, ce n’est pas la cause principale.
Et les chanceux, qui ont choisi le dernier choix. Bravo ! je suis Dyslexique. Mais, je vous arrête tout de suite, je n’inverse pas les « b » et « p », les « m » et les « n ». Ma dyslexie se caractérise par une Non-représentation des phonèmes en leur représentation texte.
Je m’explique, je ne suis pas capable de faire la transposition du son (le phonème) en sa représentation écrire et inversement. Donc, j’ai dû apprendre à mon cerveau à effectuer ce travail donc, il n’avait pas la capacité à l’origine. Mes parents avaient oublié de choisir cette option chez le concessionnaire de Bébés.
Même, chose pour la grammaire ! J’ai une très bonne connaissance de la grammaire. Je dirais même que certains linguistes seraient gênés d’apprendre l’effort que j’y ai consacré. Le nom de ce problème est la dysgraphie. J’en ai étudié, lu plus d’une, d’une page à l’autre ! J’ai appris tous les trucs, les bons comme les mauvais. Oui, oui, les professeurs ne donnent pas tous de bon truc.
J’ai lu, pour un dyslexique beaucoup de livres, une bonne partie du dictionnaire. D’ailleurs, le dictionnaire est une lecture très intéressante pour la culture des mots. J’ai passé des heures, à lire sur différent sujet. Bien sûr, sur l’informatique, le génie logiciel et sur les méthodologies Agiles. Du petit roman pour enfant, de la bande dessinée jusqu’à l’encyclopédie en passant par des livres de référence sur des sujets divers.
Mais malgré nombre lecture, mon cumul de connaissance de la langue et de sa littérature. Ma connaissance de la langue, de la grammaire, de la syntaxe et de leurs applications, sont sur 2 voies parallèles. C’est comme si l’écriture roulait sur l’autoroute 20 et la grammaire sur l’autoroute 40, sans que la 55 existe, chacun de leur côté du fleuve.
Je m’arrête là sur l’explication de la problématique, promis, je vais vous écrire dans un avenir rapproché, un billet spécifique sur le détail de cette problématique et comment, j’ai trouvé des méthodes compensatoires.
Enfin, ils ont trouvé ce que j’ai, enfin, je vais avoir l’aide que j’ai tant espéré. Mais, surtout : « JE NE SUIS PAS FOU! »
J’avais et j’ai toujours l’espoir qu’un jour les gens vont dépasser mes limitations pour se servir de mes forces! Mais, je le sais trop bien, il reste du travail à faire.
On devrait toujours se servir des forces de l’autre ! Jamais s’arrêter à ses faiblesses ! Je sais, c’est un veux pieux !
Et pour ceux qui m’on-dit que je ne réussirais pas ..! Aujourd’hui, je suis bachelier en Informatique de Gestion et je viens de reprendre des études de 2e cycle en affaires électroniques.
Et je suis propriétaire de ma propre compagnie. Donc, pour quelqu’un qui n’est pas intelligent, ce n’est tout de même pas si pire ! Et ceux qui pourraient penser que c’est de la vantardise, vous ne savez pas le nombre d’heures inimaginables que j’y ai consacrées.
Pour te connaitre, tu es un battant!! Ne baisse jamais les bras, je crois en toi!!
Un beau partage de persévérance, de courage et d’amour…oui, d’amour de soi!
Bruno, bravo!!!!
Bien dit!!
Bravo Bruno! Un superbe témoignage de courage et de persévérance! Pour ça et bien d’autres choses, tu est quelqu’un que j’estime beaucoup et je suis fier de me considérer comme ton ami. Au plaisir de se voir bientôt!
Cher Bruno,
tu es une source d’inspiration pour plusieurs: moi le premier.
Ce n’est pas ce qui te limite qui frappe chez toi. Ce sont tes forces: ton courage, ta vivacité d’esprit, ton intelligence, ton humour et ta gentillesse. Tu as refusé d’être un victime et décidé de faire partie de la solution. Tu as toute mon admiration!
Il nous est difficile de vraiment réaliser tout le chemin que tu as parcouru. Ton billet est éloquent et servira d’exemple à plus d’une personne.
Au plaisir de te revoir!
Ça c’est bien vrai, ma dyslexie est très légère, et dans mon cas c’est ma prof d’anglais en 5ème secondaire qui l’as découverte, j’admire Bruno!
MERCI à vous tous ! Trois mois d’efforts à remonter de vieilles blessures de guerre !
Pour écrire ce billet, sont pleinement récompensé ce soir avec vos commentaires positifs.
Mais, quand je prends le temps de lire tous vos bons commentaires. Et si parfois, je mets le genou par terre ! Et que j’hésite à recommencer (je suis aussi un homme). Là vous me donnez le courage de continuer.. Et au besoin, de tout recommencer ! Même à repartir de zéro.
Un de mes amis disait: "Il existe 2 types de personnes. Ceux qui sont dans la parade et ceux qui la regardent passés !" Ce jour-là, je lui avais répondu! Je le sais, mais, moi, je le mène ma parade. Mais, plus souvent qu’autre ment. Elle est à l’inverse de tout le monde.
Encore merci !
J’allais oublié .. j’inclut aussi tous ceux qui mon laissé de bon commentaire et retweeter énormément sur Twitter mon billet dans les remerciements, ce soir !
Je suis heureux de te voir si persévèrent. Car les persévèrent sont les gagnants qui réuississent et surmontent toutes les embuches de la vie, peu importe quelles qu’elles soient. Tu es loin d’être fou, crois moi. Lâche pas mon ami. Daniel
merci, pas d’autres mots. merci, vraiment.
Merci pour votre témoignage, mon petit garçon a 9 ans, il est dysphasique,et ma petite dernière qui a 7 ans est en cour de diagnostique, je dois dire que ça m’a fait du bien de vous lire. Merci encore…
Bravo, je découvre le blog sur la toile et cois-en une professionnelle du langage,il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis
Mes dames Lucie, Claudia et "la citrouille" merci de vos commentaires.
Vivre avec une "DYS"fonction comme la dyslexie, ou la dysphasie.. Ce n’est pas une chose facile ! Mais, avec beaucoup d’effort, l’accompagnement de ses proches(incluant sont entourage). Et aussi beaucoup d’ouverture d’esprits.. On peut finir à bien vivre avec ! Mais, c’est le combat de toute une vie!.
[...] vous, vous avez aimé le texte de mon « comming out » sur ma dyslexie. Ce texte s’intitulait « Une tempête sans fin tempête sans fin ». Dans ce dernier texte, je parlais de mon parcours scolaire. Dans celui-ci, je vais aborder mon [...]
Je vous avais promis de vous écrire la suite de ce texte. Je sais, que j’ai pris un peu de temps à l’écrire. Mais, je pense que vous comprendrez, que ce genre de texte demande beaucoup d’énergie émotive pour son écriture.
Mais, malgré le temps, je vous arrive avec la suite : "Une mer sans port
Cette tempête je la vis au quotidien avec mon fils de 15 ans . A travers ces mots je veux mettre à l’honneur toutes les batailles quotidiennes des dyslexiques, tout le courage , la volonté , la persévérance dont ils doivent faire preuve .
Ils doivent aussi être tellement conciliants et indulgents à l’égard des enseignants pour qui il est tellement plus confortable de faire comme si nos dyslexiques sont surtout des élèves paresseux ou trop protégés par des parents qui veulent lui faire faire moins de travail que les autres !!!!
Tempête ravageuse …… certes mais tempête qui rend nos dyslexiques forts et méritants .
Merci pour votre commentaire positif ! Je vous souhaite bon courage .. ! tant à vous, qu’à votre fils. Les mots ne suffisent pas pour décrire le courage que ça demande pour juste accepter notre limitation.. surtout dans les yeux des autres. !
C’est un travail de chaque jours.. !
En terminant, je vous invite à lire la suite de ce billet, il s’intitule : Une mer sans port
Home qui marchait sur terre !
"Dans la vie la meilleure façon d’avoir des opportunités c’est d’en être une soi-même." Philippe Gabilliet
Magnifique témoignage de persévérance. Au plaisir de discuter sur la différence.
Salutatiuons!