En dessous des radars, passer en dessous des radars.

décembre 9, 2016

Quelle belle expression ! Passer en dessous des radars parfois ça peut paraitre qu’on veut se cacher. Pas nécessairement, juste pour ne pas se faire  voir du monde. C’est souvent que beaucoup de gens associe à cette expression à quelques de choses  de négatif.

Mais, pour moi, ce n’est pas quelques choses de négatif. Bien au contraire, c’est surtout quand c’est un acte volontaire. C’est d’ailleurs un choix très éclairé que j’ai fait, il y a quelques années. Je ne veux pas rentrer dans le détail du pourquoi ou du comment. Disons simplement que j’avais besoin me concentrer sur moi-même, pour revenir un jour.

Il est important, je le crois, que si nous prenons la décision de passer en dessous des radars que nous devrons un jour réapparaitre. Être visible de nouveau, un jour sous ces radars c’est normal. Après tout nous vivons en société.

Cette petite pose volontaire, elle m’a permis de me centrer sur moi-même ! De valider mes rêves, les plus fous d’un côté et les plus réalistes de l’autre. Vous le savez, j’ai gardé seulement les plus fous ! Les médecins l’ont dit à ma naissance, je suis fou 😉 Et en plus, il faut avoir du fun dans la vie ! ça aussi c’est important.

Sans être maintenant visible totalement sous les radars, il y a peut-être qui sont défectueux depuis le temps. Mais surtout, vous l’imaginer bien, le jour que je serais totalement visible sous les radars. Il y a de bonnes chances que je ne sois pas dans le coin ou la manière que les gens s’attendre à me retrouver !

Je vais être gentil. Tranquillement, je vais réapparaitre sous vos radars. Mais je vous laisse un peu de mystère. La seule chose qui est sûr, c’est que je vais encore avoir mon kit veston cravate avec un p’tit d’agilité. Un nouveau moi, mais moi tout de même.

Certains d’entre vous, m’ont déjà vu réapparaitre tel qu’un fantôme d’une vie passé. C’est signe que je suis toujours vivant. Je vous rassure tout de suite, je ne réussis pas encore à mon convaincre de devenir chanteur d’opéras. Je pense que pour ça, je n’ai pas assez de talent.

Donc, de temps en temps, qui sait vous verrez peut-être apparaitre une nouvelle affaire bizarre. Du genre, l’occasion de partir dans nouvelle croisière.. De l’agilité !

Soyez patient, je n’ai jamais été très loin, je n’étais juste pas en dessous des radars, de vos radars. Peut-être, vous aurez besoin d’en avoir un nouveau par contre..!

Comme vous le savez, j’ai toujours mené ma parade.. Ça non plus, je n’ai pas changé. Encore peu de temps, je ferai un coucou !

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Mes anges

décembre 14, 2013

L’année 2013, court tranquillement a sa fin.  Pour les lecteurs de ce blog,vous savez que j’ai vécu une grande épreuve cette année, décrit dans ce billet, grand incendie.

Mais malgré les découragements, malgré les pleurs, la peur et tout le reste. Ce qui m’a permis de passer au travers. C’est que j’avais mes anges, des personnes qui sont intervenue ou encore que je savais que je pourrais leur demander de l’aide et qu’ils seraient là si j’avais besoin. Vous savez se genre de personne qu’on peut appeller, même quand le 911 ne répond pas.

Je sais certain d’entre vous, ceux qui receverons le liens de messages, vous serez peut-être surpris. Car, vous n’avez peut-être pas su ce qui m’est arrivé cette année.

Je sais aussi que dans le texte du grand incendie, je n’ai pas été très précis sur le détail de la catastrophe. Même sans les détails peu d’entre vous les connaissent. Parfois, dans les grandes castastrophes. Il ne faut appeller tous les soldats, il faut en garder en réserve juste au cas que la première alerte ne serait pas suffisantes.

Vous savoir dans cette réserve m’a été autant de reconfort que vous avoir a mes cotés sans que vous puissiez faire quelque choses dans l’instant. Oui, le besoin était grand, je ne mentirai pas sur le sujet.

Vous mes anges, en virtuel, en réel, dans les cieux ou ailleurs. Ce m’a aidé a continuer et à ne pas perdre courage.

Parfois, juste savoir qu’on peut avoir de l’aide d’une personne est aussi réconfortant. Et vous avez été tous là mes anges.

Je vous en remercie de votre aide même si a vos yeux n’avez rien. Pourtant vous avez fait beaucoup de choses a mes yeux. Car je savais qu’il suffisait de demander.

Merci, il ne me reste plus qu’a espéré que moi aussi je pourrais pour vous être cette ange qui sera 


Le grand incendie !

juin 24, 2013

Je suis natif d’une région ou nos ancêtres ont connu le grand incendie. Vous avez celui qui détruit sur son passage. Celui que la seule chose qui nous reste à faire c’est de trouver une rivière pour se protéger du feu.
Il arrive comme le vent, parfois les animaux nous l’annonce. Mais savons-nous vraiment lire les signes précurseurs, les signes qui nous permettraient à nous aussi à mieux se protéger.

Lors de ce grand incendie, ceux de nos ancêtres, qui par chance ont réussi à survivre, ont dû reconstruire à partir de rien. Construire avec qui avait été tout brulé.
Vous pensez que c’est impossible. En plein dans l’incendie, je suis d’accord avec vous. On voit tout ça comme impossible. Mais même, si on sent la chaleur du feu, voir sa douleur. Il faut garder espoir.
Car, après le grand incendie de nos ancêtres, dans cette destruction presque totale. Ou que j’en suis presque sur tout était perdu. Un petit fruit, qui à marquer nos gênes de toutes les générations ont suivi. Un petit fruit bleu s’est tracé un chemin dans ce désastre.
Ce n’est pas facile de croire qu’après ce grand incendie, qu’il y ait un petit bleuet se fera un chemin. C’est que je me dis à chaque instant. C’est à quoi je me raccroche de toutes mes forces de voir surgir ce petit bleuet.
Malgré toutes tempêtes que j’ai vécu, que toutes les mers sans ports que j’ai navigué. Rien ne pouvait me préparer à ce grand incendie. J’avais pourtant acheté de bonnes pompes pour l’arroser, de bonne pelle pour me creuser des tranchés. Mais, cet incendie est tel que même la nature ne contrôle peut-être pas.
Si un jour, voyez ce grand incendie se lever au loin. Prenez vos jambes à votre cou et priez un peu pour qu’il ne passe pas chez vous.
Ne soyez pas inquiet, mais 100 000 et un combat, m’on apprit que parfois, il faut laisser passer la tempête. Il sera bien le temps après de poser les actions conséquentes après.
J’aimerais bien conclure comment survivre. Mais, ma solution ne sera pas la vôtre. Mon incendie est juste le mien. Et surtout, je suis assis dans une rivière qui va m’aider à survivre. J’ai déjà en main mon couteau suisse et j’attends simplement que la tempête passe, que les cendres refroidissent.
N’essayez pas à venir à mon aide, j’ai accepté, il y a longtemps qu’à la guerre, on n’en ressort jamais sans blessures. Elles font partie de la vie du combattant. Mais derrière les plus grands combattants, se cachent toujours des personnes importantes pour qui on serait prêt y laisser sa vie. Mais qu’il n’accepterait jamais qu’elles prennent le risque d’avoir simplement une blessure pour lui.
Je le sais, vous ne comprendrez peut-être pas mes choix et encore moins mes gestes. Laissez- moi combattre, oui combattre seule. Un animal de nature douce devient parfois bizarre dans l’urgence.
MERCI de votre compréhension. Je garde espoir que pour moi aussi, mon petit bleuet sortira de cette terre brulée.


Si je me pouvais me dire un message à moi à 14 ans ?

février 17, 2013

L’idée de ce petit billet en écoutant une émission  avec  psychologue qui discutait avec de femmes célèbres. Elle leur posait cette petite question. Si tu pouvais te dire quelque chose, un message, à toi-même à 14 ans.

Je me suis amusé de faire, pour moi-même, cette petite réflexion et je vous la partage donc ici. Qu’est-ce que je pourrais bien me dire qui me serait si significatif.

C’est simplement une petite pensée qui était accrochée sur mon mur. Je pouvais la voir de mon lit le soir et je la lisais à tous les soirs.

Le texte était : « Je ne peux pas te promettre une traversée tranquille. Mais, si tu ne lâches pas, je peux te promettre une arrivée à bon port ».

Aujourd’hui, je ne l’ai plus affiché sur mon mur. Mais, elle est aussi significative qu’autrefois. C’est donc pour cela que je me dirais à moi-même à l’âge de 14 ans. « Je ne peux pas te promettre une traversée tranquille. Mais, si tu ne lâches pas, je peux te promettre une arrivée à bon port ». Tu en vivras une puis une autre tempête. Certaine, tu croiras qu’elles te jetteront à terre. Mais, si tu te souviens que si tu ne lâches pas, un jour tu arriveras à bon port. Aucun d’elle ne détruira pas.

La route sera longue,  les cartes seront à construire ! Mais dans les pires moments, où tu penseras tout abandonner, que tout est perdu, que  cela n’en vaut pas la peine de continuer. Au besoin, mets un genou par terre, c’est permis. Mais, continue. La vie te mettra de l’aide qui te sera utile.

Aujourd’hui, je sais, je ne suis pas encore rendu à bon port. Je sais que je devrai encore passer plusieurs tempêtes. Mais, je sais et j’ai confiance que j’arriverai à ce bon port.

Et pourquoi pas, peut-être, que je verrais un moi-même de  vieillard, pour me laisser un autre message d’encouragement ou de sagesses.

A tous mes lecteurs de billets, si ça vous tente, de vous laissez un message à vous-même à 14 ans, ne vous gênez pas de le laisser en commentaire. 


Être différent, c’est choisir et d’avoir un plan B,C,D voir Z

décembre 3, 2011

Ceux qui me connaissance, savent que je suis et je pense bien différent des autres !  Mais, parfois être différent, ce n’est pas toujours facile. Car, il faut prévoir un plan B,C, D voir des plans jusqu’à Z.

C’est facile de se conformer aux autres, être comme la collectivité veut qu’on soit ! Ça ne demande pas d’effort de choisir le plan A, le plan que tous ont choisis et que tous appliquent sans se poser des questions!

Choisir de trouver d’autres plans, choisir de ne pas suivre le chemin que les autres ont si intelligemment choisi pour nous. C’est de choisir de marcher dans le « No man land », c’est de choisir d’être continuellement dans un monde en déséquilibre.

C’est le choix que j’ai fait depuis si longtemps, que je ne sais plus quand je l’ai fait ! Mais, à l’occasion, il m’arrive aussi de vouloir rentrer dans le rang. Prendre ce chemin si facile. Du moins, c’est l’apparence que j’y vois. Mais, en est-il pour autant ! Je ne le sais pas !

La seule chose que je sais, que je crois ! C’est que parfois, le plan A, ça ne suffit pas ! Il faut parfois avoir, prévoir un plan B, un plan C. car, nous ne savons jamais où nous en aurons besoin. Une avarie, une catastrophe sont si vite arrivées.

Combien de fois, dans ma vie, j’avais élaboré un plan A, et souvent un plan B juste au cas! Et que ce beau plan, qui je pensais était parfait !  Et que pourtant, à moment donné, un moment que je ne m’attendais pas un nouvel élément a provoqué l’ajout ou la modification du plan. Ces évènements n’étaient pas toujours catastrophiques.  Mais, il demandait un changement.

Mais, si je n’avais pas eu de plan B, voir C, D.. aux ceux jusqu’à Z. J’aurais eu de la difficulté à continuer. Car, avoir un plan B et les autres,  c’est bien d’avoir un outil pour continuer. Continuer même quand tout le monde s’arrête  !

En fin de compte, je n’ai pas juste choisi d’être différent, j’ai choisi de tout mettre en œuvre pour pouvoir continue, malgré les bons et moins bons évènements que la vie peut m’apporter. Toujours essayer d’avoir une autre option, un autre outil qui me permettrait de pouvoir continuer.

Donc, si aujourd’hui, demain ou un autre jour, vous choisissez d’être différent. La seule vraie chose pour l’être vraiment ! C’est d’avoir assez de plan ou de souplesse dans votre plan pour être capable de réagir aux avaries aux évènements positifs ou négatifs.

Ce n’est pas facile, même parfois impossible ! Mais, avec beaucoup de détermination, de courage et un peu de folie. Je pense qu’on y arriver ! Et surtout garder le courage, vous allez en avoir besoin.

Hé peut-être un jour, soit par fatigue ou par manque de courage, je ferai comme plusieurs, je renterai dans le rang. Mais, attendant, je vais continuer à faire mille et un plans, juste au cas !


Le châtiment des gens différents !

décembre 1, 2011

Ces jours-ci nous avons appris avec grand regret  qu’une jeune adolescente qui avait tout pour elle, s’est suicidée. C’est triste ! C’est toujours triste !

Ce qui pour cette jeune fille à bout qu’elle a dû subir le châtiment des gens différents. Ce châtiment c’est bien l’intimidation sous toutes ces formes.

Moi, je sais doit on parle ! Car, il y a long temps ! J’ai été aussi l’une de ces trop nombreuses victimes. Moi, j’ai eu cette chance, d’avoir de bons amis, une famille qui ont pu m’aider. Mais, aussi un courage pour renverser les mers et les mondes. Mais parfois, cela ne suffit pas.

Il est si facile de dire des noms, de voler les choses, l’argent, user de forme ou d’une autre violence pour détruire une personne qui en apparence qui est différent de nous.

S’attaquer à un être seul si on est 3 ou 4, se ne demande pas de gloire. Donnez un coup de poing ou un couper à une personne qui ne vous rendra pas .. c’est une chose simple !

Mais parfois, cette violence faite par des gens nous envoie un message que nous ne voulons pas lire ou écouter ! Je ne suis pas psy. Je suis juste un homme qui a vécu ce châtiment.

Mais, moi à l’époque, le fait de ne pas me défendre, d’accepter ces formes de violence. C’était pour moi, ma manière d’exprimer une douleur d’être différents. J’aurais voulu être aussi membre de cette gang. D’être comme les autres. Ce que je n’étais pas et ce que je ne serai jamais !

Le plus grave de l’histoire, c’est que les gens qui auraient pu intervenir. Les autres étudiants, les professeurs, les directions d’écoles ne sont jamais intervenues. Ils l’ont fait seulement le jour où j’en eus assez ! Que j’ai fini par l’exprimer tellement fort qu’il ne pouvait plus faire semblant de ne pas entendre ou ne pas voir.

C’est dur, vous ne pouvez pas l’imaginer, subir de l’intimidation ! Mais, le plus difficile, la plus cruelle de l’histoire ! C’est le pire châtiment, le châtiment d’exclus et de voir les gens qui pourraient intervenir et qui ne le font pas.

On peut tous, même un enfant, peu comprendre que son camarade ne sait pas l’impact de ce qu’il nous fait subir. Mais, une personne en autorité qui ferme les yeux. N’écoute pas notre demande à l’aide. Là c’est un châtiment extrême.

Car, nous ne savons plus par où nous tourner, si ce n’est d’utiliser bien à contre cœur à prendre de moyen que nous n’aurions jamais voulu prendre. C’est bien, et j’en suis sûr, c’est qu’à fait cette jeune adolescente.

Qu’attendez-vous pour agir, pour écouter vraiment écouter ceux qui vous demander l’aide ! Qu’attendez-vous pour agir, quand vous voyez quelque chose d’inacceptable. Quand vous voyez une forme ou d’une autre, intimidation.

Parfois, ce n’est pas les grands gestes d’éclat qui compte. Mais, il faut agir ! N’attendez plus qu’il ait un autre suicide, qu’il est un autre acte de violence en réponse à l’intimidation reçue. Que l’intimider devient aussi celui qui fait l’intimidation à d’autres.

Levez-vous debout, et agissez ! C’est tard, mais pas trop tard j’espère !

Et en terminant, pour ceux qui subissent cette intimidation, ne perdez pas courage ! Essayez de tout cœur de ne pas tomber dans la violence réactive ! Ne perdez pas courage, ce n’est pas facile, il y aura un jour ou l’autre une personne pour vous aider ! Moi, j’en ai eu une personne et aujourd’hui, je lui dis MERCI !

C’est un veux pieux, mais, j’espère qu’aux files du temps, ce châtiment va disparaître.


Une mer sans port

janvier 22, 2011

Certain d’entre vous, vous avez aimé le texte de mon « comming out » sur ma dyslexie. Ce texte s’intitulait « Une tempête sans fin tempête sans fin ». Dans ce dernier, je parlais de mon parcours scolaire alors que dans le présent texte, je vais aborder ma vie professionnelle.

Imaginez que vous naviguez sur un bateau, un bateau solide comme le roc. Un bateau qui heureusement a été conçu pour naviguer sur les 7 mers, peut-être même les 14!

Sauf que, tout bon marin vous le dira, même si vous avez le meilleur des bateaux, il faut de temps en temps le ramener dans un port pour vous permettre d’effectuer certaines réparations inévitables, pour des bris causés lors d’une ou plusieurs tempêtes. Et on s’en doute, lorsque se lève le grand vent du large, il faut avoir un bateau dans le meilleur état possible, en plus d’avoir le meilleur équipage prêt à affronter tout ce qui peut arriver en mer.

Préparer mon équipage, préparer longuement mon bateau, c’est ce que j’ai fait en allant jusqu’à l’université, en lisant, en étudiant tout ce qui, je croyais, qui pouvait m’aider à devenir d’abord un bon matelot, ensuite un bon capitaine le temps venu.

À chaque fois que je vivais une difficulté dans mon parcours scolaire, je me disais: “ce n’est pas grave, tu n’as qu’à redoubler d’effort, à viser toujours d’être le meilleur. Tout ce travail titanesque te permettra d’avoir un jour une belle carrière.” C’est que je me disais tous les soirs avant de m’endormir.

Surtout les soirs où j’arrivais tout seul à mon appartement après une marche de 30-35 minutes dans les « belles côtes » de Chicoutimi, n’ayant pas l’argent pour prendre l’autobus. Cet argent, j’en avais besoin pour me payer des livres, des revues en informatique pour m’aider à devenir encore meilleur, payer les cours, payer la bouffe pour survivre.

Tous ceux qui me connaissent en personne, ceux qui me connaissent vraiment, savent que malgré le savoir que j’ai accumulé, j’essaie de n’avoir jamais la grosse tête. Tout ce savoir est là pour aider les autres et être à la hauteur de ce qu’on est en droit d’attendre de moi.

J’avais, et j’ai toujours, de grandes ambitions, sinon pourquoi j’y ai tant mis d’effort? Et je gardais en tête que quand on veut atteindre les plus grands sommets, il faut travailler avec les meilleurs. C’est pourquoi j’ai choisi de faire partie de la marine (ma façon de parler de mon parcours dans des grandes firmes de consultations en informatiques.) Après tout, j’avais construit un bateau pour naviguer, ce n’était pas que pour Mistook (un petit ruisseau qui coulait sur la terre de mes aïeux).

J’avoue, j’avais peut-être une trop belle image de cette marine. Mais, dans le premier corps de marine dont j’ai fait partie, le « Oui monsieur », je savais le dire, même quand j’allais répondre aux demandes.

Tout n’a pas toujours tourné en tempêtes : j’ai eu la chance de travailler avec 2 bons capitaines qui m’ont grandement permis de prendre la barre en main. Parfois je pense qu’ils avaient oublié le sextant, mais je me disais : « À la guerre comme à la guerre ». Ils disaient d’aller par là, allons donc découvrir de nouvelles terres.

J’ai dû relever des défis pour lesquels je n’avais aucune idée comment me lancer. Parfois, lors de mes succès, j’avais droit à de petits mercis. Mais la plupart du temps, on ne regardait même pas le travail impossible que j’avais accompli, seulement les choses que j’avais oubliées en cours de route. À découvrir de Nouveau Monde, parfois, arrivé en Amérique, on peut se penser en Inde!

À chaque fois qu’il y avait le feu quelque part, je ne sais pas pourquoi, dans les téléavertisseurs qui sonnaient, c’était mon nom qui était appelé. Lorsqu’il y a un feu, il ne faut pas attendre que tous les murs de la maison soient incendiés avant d’appeler les pompiers. Même le meilleur de pompiers ne réussit pas toujours à sauver la maison dans ce genre de situation.

Pourtant, j’ai vécu très souvent ce genre de situation. C’est moi qui entrais dans la maison en feu pour aller sauver les enfants, le char, le chien et même le poisson rouge. Mais quand tu sauves tout le monde, tu n’as pas le temps de voir arriver le journaliste qui est là pour la belle photo du pompier et de l’enfant sauvé des flammes. Tu es déjà reparti en sauver un autre.

Comme le grand frère, j’aidais l’un et l’autre, sans regarder le compteur. Mais, parfois, il y a en qui regardent tourner le compteur pour nous. Combien de fois, je suis fait reproché d’avoir fait trop d’heures, des heures que je passais à m’assurer que le gréement était bien attaché, car personne ne l’avait fait.

Quand arrivait le temps de médailles, d’avoir mon nouveau jalon, mon nom ne sortait jamais. C’est sûr : Quand tu fais mille et une choses, tu ne peux pas faire mille et une choses avec excellence.

Sauf que lorsque le bateau manquait de provision, alors là mon nom était en tête de liste. Donc, j’ai fait un et un autre de ces corps de marines. J’ai même travaillé pour la marine civile à l’occasion.

Une tempête, voire même un tsunami se levait à l’horizon, j’étais là sur le pont, et même à la barre du bateau. Mais détecter les icebergs sans jumelles ni radar, ce n’est pas toujours évident. Il faut tout simplement faire de son mieux.

Je ne dis pas que je n’ai jamais fait d’erreur! Je sais que parfois, j’aurais pu faire mieux. Mais ce n’était jamais de la mauvaise volonté. Certaines perfections m’étaient impossibles à atteindre, comme par exemple écrire un texte sans faute de français. Dieu que j’aimerais! Mais, il me manque une pièce ou peut-être plusieurs.

Je sais aussi que je ne fais pas et je n’ai jamais fait rien comme les autres. Mais, ai-je vraiment choix? En tout cas, si je regarde mon parcours scolaire, je constate que pour réussir, j’ai dû inventer mon chemin. C’est aussi ce que j’ai du faire durant mon cheminement professionnel, peut-être trop souvent.

J’ai aussi appris à la dure, qu’à vouloir apporter le changement et le faire, on n’est jamais bienvenu. Pourtant, je pense que je ne pourrais pas faire autrement.

Il y a aussi certains qui croyaient que j’aurais dû me contenter de rester matelot, ne pas vouloir occuper moi aussi le rôle de Capitaine. Mais pourquoi je n’aurais pas le droit? J’ai aussi fait mes devoirs.

J’y ai cru longtemps que je pourrais y arriver dans un corps de marine. J’en ai fait plusieurs, en souhaitent finir par trouver le mien, un où je pourrais exploiter mes forces et qui comprendrait aussi mes faiblesses. Je ne suis pas parfait. Mais, j’y travaille! 🙂

Mais, après en avoir fait plusieurs, les portes finissent par se refermer. Le seul choix qui me reste, demeurer chez-moi ou devenir mercenaire. Je vous laisse deviner ma réponse? Remettre sans fois sur le métier, ça me connait.

Je suis donc devenu mercenaire. Mais, on ne donne jamais les belles missions aux mercenaires, on donne seulement les missions dont personne ne veut. Les missions remplaçables comme ils les appellent.

Imaginez le mercenaire qui ne travaille pas comme les autres. Parfois, c’est pratique de l’essayer, et si ça ne fonctionne pas, on le remplacera par un autre. C’est qui m’est arrivé trop souvent! On voulait avoir mes idées, mon expertise, mais pas le gars!

J’ai maintenant mon bateau, je suis capitaine! J’ai cependant subi plus d’une tempête. Il faudrait que je retourne dans un port pour réparer un peu. Mais, tous les ports que j’ai vus étaient soit de belles illusions, soit des ports fermés ou inaccessibles.

Donc, depuis le début de ma carrière, j’ai navigué sur des bateaux, à titre de matelot ou encore à la barre de mon bateau, en pleines tempêtes, sans carte ni direction.

Par contre, cette fois-ci, je vois venir les signes de la tempête, peut-être tsunami. Je ne sais pas si cette fois mon bateau survira! Et comme, je suis prévenant, j’ai enfilé ma combinaison de survie et vérifié mon canoë de sauvetage.

Je suis prêt, s’il faut, je finirai de traverser cette mer sans port à la nage et qui sait, j’y trouverai peut-être une petite Île pour m’y reposer un peu.